La Fin Du Zodiaque
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Je ris de ma naïveté. Je me rappelle l’epoque où j’ai créé le Zodiaque. J’étais si jeune. J’avais tellement d’arrogance. Je pensais, je pensais sincèrement que je pourrais rester jusqu’à la fin. J’étais, je suis encore, un génie, mais je croyais vraiment que douze personnes pourraient changer le monde, et que je serais là pour le voir. J’avais tort, est-ce utile de le préciser ? Je ne suis qu’un humain. Les autres de même. Nous ne pouvons pas tout modifier en une génération. Nous avons vieilli. Les rêves brûlant de l’adolescence se sont calmés, les ardeurs de la jeunesse refroidies. Nous avons fini par apprendre que non, la vieillesse n’arrive pas qu’aux autres. Que les rêves ne durent pas toute une vie. Que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. Pourtant, nous avons progressé ! Bien plus vite et efficacement que les systèmes officiels n’en ont jamais rêvé. Et si je ris aujourd’hui de la naïveté qui m’a fait croire que je verrais mes vœux eux se réaliser de mon vivant, je n’en ris pas de mon pour rêve. Car les années m’ont donné raison. Et certes, je ne le verrai pas s’accomplir. Mais, même si je n’aurai finalement fait que le premier pas d’un très long voyage, je sais, qu’un jour, les héritiers de ma volonté parviendront à destination.

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